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DEBUTER SA GENEALOGIE

Si vous commencez, le plus important, une bonne organisation. Faites une fiche par couple. Partez des éléments que vous avez. Vous pouvez utiliser Internet et les arbres déjà en ligne. Mais vérifiez toujours avant de valider définitivement une ascendance.
Il vous faudra rapidement envisager l'utilisation d'un logiciel de généalogie pour faciliter votre travail. Personnellement, j'utilise Heredis. Il en existe d'autres. A vous de les essayer et de voir celui qui vous convient le mieux...

 

Les recherches

Pour la période la plus récente, vous êtes obligé de démarrer par les mairies. Pour les périodes antérieures, de nombreux départements ont mis leurs archives en ligne et vous pourrez progresser plus vite directement de chez vous.

Méthodologie

Pour trouver un acte d’état civil, à partir d’un nom et d’une commune donnée, le chercheur doit consulter, en premier lieu, les tables décennales qui donnent la date exacte de l’acte recherché. Une fois connue la date de l’acte, le chercheur consulte le registre d’état civil, où l’acte recherché lui donne les bases nécessaires pour remonter à la génération précédente

Les sources d'information

  • les registres paroissiaux (actes de baptême, de mariage et d'inhumation antérieurs à 1792)
  • En 1667, le code Louis impose la tenue d’une double collection de registres (dont un exemplaire doit être déposé au greffe du juge royal) et cherche à uniformiser la tenue des registres. Jusqu’à la Révolution, ce sont donc les curés qui sont légalement chargés d’enregistrer baptêmes, mariages et sépultures (BMS) sur des registres appelés " registres paroissiaux ". Un exemplaire, la grosse, est déposé au greffe du bailliage ou de la sénéchaussée, tandis que l’autre, la minute, demeure au presbytère.
    La Révolution maintient ce système : un exemplaire est déposé au greffe du tribunal d’instance tandis que l’autre demeure à la mairie (où les registres paroissiaux sont transférés des presbytères). Lorsque les registres ont atteint cent ans d’âge, ils sont versés par le greffe aux Archives départementales. Cette collection, dite collection du greffe, y constitue la sous-série 4 E. Il existe donc deux collections, la collection communale et la collection du greffe, avec parfois certaines variantes, dues aux oublis de recopie. Certains actes figurent dans la collection communale, mais sont absents de la collection du greffe...

  • les registres d'état-civil (actes de naissance, de mariage et de décès postérieurs à 1792)
  • Vous pouvez consulter librement les registres d'état-civil de plus de 75 ans. Pour les actes plus récents, vous pourrez obtenir une copie intégrale, s'il s'agit d'un de vos ascendants directs. Dans ce cas, il est obligatoire de fournir le nom, prénom et date exacte. Les secrétaires de mairie ne sont pas tenues de faire vos recherches...
    On notera qu'en l'an VII et VIII (7 et 8), les actes de mariage étaient transcrits au chef-lieu de canton de l'époque, qui n'est pas forcément le chef-lieu de canton actuel.

    Les tables décennales

    Sous l’Ancien Régime, aucune obligation n’est faite de tenir des tables. Lorsqu’elles existent, elles relèvent de l’initiative du curé. En 1792, il est décidé que l’officier d’état civil dresse, tous les dix ans, une table alphabétique récapitulative de tous les actes enregistrés. Cette table décennale (TD) est tenue sur un registre distinct, mais elle a parfois été reliée avec le registre concerné.

  • les recensements
  • L'étude des recensements peut permettre de débloquer une généalogie. Les premiers recensements de population ont eu lieu pour la première fois en 1831. Très lacunaires à l'époque, ces "listes nominatives de population" se sont peu à peu complétées et ont évolué jusqu'à nos jours.
    En règle générale, on trouve :
    - la rue ou le lieu-dit, suivis de numéros d'ordre
    En regard du numéro, un crochet sert souvent à désigner tous les membres vivant sous le même toit, eux-mêmes désignés par un numéro.
    - le père de famille, dénommé comme "chef de famille" bien souvent
    - la mère, dénommée comme épouse
    - les enfants, du plus âgé au plus jeune (fils, fille)
    - les éventuels domestiques ou autres membres de la famille vivant sous le toit
    Suivant les années, vous avez également l'année et le lieu de naissance pour chaque personne (1872, 1876, 1901 et suivants), ou l'année d'arrivée dans la commune
    En 1820 (exemple pris pour Cossaye), ne figurent que le nom du chef de famille, suivi du nombre de femmes, garçons, filles, hommes mariés, veuf, veuve, militaire aux armées, et le total de la population sous le toit
    exemple :
    extrait recensement 1820 Cossaye
    En 1896, les recensements seront plus détaillés , puisque vous avez une ligne par individu au sein du même foyer, avec mention de l'âge, de la profession et du lien avec le chef de famille
    extrait recensement 1896 Cossaye
    Pour 1911, au lieu de l'âge, vous avez l'année de naissance et le lieu
    extrait recensement 1911 Cossaye

  • les listes électorales
  • A partir de 1848, vous pouvez également consulter les listes électorales. La consultation est libre, il suffit d'être soi-même électeur (dans n'importe quelle commune).

  • les archives notariales
  • Ces archives sont d'une très grande richesse. Vous y trouverez bien sûr les contrats de mariage, mais aussi les inventaires après décès, les testaments, les actes de ventes de biens...

  • les archives militaires
  • Vous y trouverez les tableaux cantonaux de recensement, les listes des conscrits, les registres de matricules... Sélectionnez la classe du soldat recherché : date de naissance + 20 ans. Puis consultez les tables : face au nom du soldat, relevez le numéro matricule. Consultez les volumes de fiches et vous avez accès à la fiche militaire de votre ancêtre. Exemple de fiche militaire, la fiche militaire de CONNU Claude né en 1894 à Chapeau (fiche matricule n°1813, bureau de Moulins)

    Un peu de vocabulaire

    Numérotation sosa

    Elle concerne vos ancêtres directs. Par définition la première personne, en général vous-même, que l'on nomme le "De Cujus" a le sosa numéro 1.
    Le père de l'individu sosa N à le numéro 2N et sa mère le numéro 2N + 1.
    En résumé :
    Génération 1 => 1 individu : vous
    Génération 2 => 2 individus : 2 votre père, 3 votre mère
    Génération 3 => 4 individus : 4 votre grand-père paternel, 5 votre grand-mère paternelle, 6 votre grand-père maternel, 7 votre grand-mère maternelle
    Génération 4 => 8 individus : 8 le père de votre grand-père paternel, 9 la mère de votre grand-père paternel, 10 le père de votre grand-mère paternelle, 11 la mère de votre grand-mère paternelle, 12 le père de votre grand-père maternel, 13 la mère de votre grand-père maternel, 14 le père de votre grand-mère maternelle, 15 la mère de votre grand-mère maternelle
    Les hommes ont toujours un numéro pair (sauf sosa 1 possible) et les femmes un numéro impair


    L'Implexe

    A chaque génération, le nombre de nos ancêtres est multiplié par deux. En cas d'implexe, les mêmes individus se retrouvent plusieurs fois dans l'arbre généalogique. c'est le cas, par exemple, dans le cas de mariages entre cousins. Mais, deux personnes quelconques ont toujours des ancêtres communs plus ou moins lointains...


    Abréviations

    NMD : naissances, mariages, décès
    BMS : baptêmes , mariages, sépultures
    TD : tables décennales

    Les dispenses

    Les dispenses de consanguinité
    Le droit canon interdisait les mariages jusqu'au 4ème degré de consanguinité, sauf dispense délivrée par l'évêque, l'archevêque ou le Pape. Le terme de consanguin est utilisé pour toutes les parentés, du côté paternel ou maternel.
    Le décompte des degrés de parenté se fait, en droit civil, en remontant à l'ancêtre commune puis en redescendant. (frère : 2ème degré, cousin germain 4ème degré) En droit canon, on remonte directement de chaque côté de l'ascendance (frère 1er degré, cousin germain 2ème degré)
    Le 4è degré de consanguinité correspond aux cousins issus de germains, l'ancêtre commun étant le trisaïeul. L'interdiction canonique était donc très sévère à une période où il était habituel de se marier avec une personne du même village....

    Exemple : mariage du 13 juin 1785 à Augerolles, avec premièrement une dispense du premier au second degré de consanguinité, et également une dispense de deux degrés du second au troisième aussi de consanguinité entre Claude CHOMETTE BRINDAMOUR et Jeanne CHOMETTE

    dispense du 2ème au 3ème degré
    du 4/07/1784
    dispense du 1er au 2ème degré
    du 4/07/1784

    Les dispenses d'affinité

    L'affinité est le lien moral et juridique entre une personne et les consanguins de son conjoint. Exemple en cas de remariage d'une femme veuve avec un homme qui est parent de son premier mari au 4ème degré, les futurs doivent demander une dispense.

    Pour éviter de demander une telle dispense, on voit souvent des doubles mariages(ou plus), par exemple les mariés et également le père du marié avec la mère de la mariée...

    Les dispenses de parenté spirituelle

    Les dispenses de parenté spirituelle concernent les parrain et marraine d'un enfant. L'interdiction concerne le mariage entre le parrain et son filleul (ou la marraine et sa filleule), de même que le parrain et la marraine, ainsi que celui de leurs enfants...

    Les modalités

    Les dispenses sont délivrées par l'évêque, l'archevêque pour les parentés du 3ème et du 4ème degré, et par le Pape pour le 2ème degré. Ces dernières ne concernaient principalement que les grandes familles nobles du royaume, car très longues et très coûteuses. Il arrive que les liens de consanguinité ou d'affinité ne soient découverts que plusieurs années après le mariage. Dans ce cas, la dispense permet la réhabilitation du mariage et la légitimation des enfants nés entre temps. Toutes les formalités (publication des bans, célébration) doivent être refaites.

    mariage du 30 avril 1743
    précédent mariage en date du 15/11/1740 :
    mariage du 15 novembre 1740
    le 30 avril 1743 en conséquence de la dispense accordée à Hyacinthe Puzenat fils de Jean PUZENAT marchant à la Brosse et de Pierrette REAU sa femme et a Jeanne MORNAT fille de Leonard MORNAT et de Gilberte BOUILLET ses père et mère jay de nouveau pris dud Hyacinthe Puzenat et de lad Jeanne Mornat leur consentement pour réhabiliter leur mariage et pour la légitimité de la fille qu'ils avoient eu de leur premier mariage fait de bonne foi de leur part et sans avoir scu l'empechement avec lequel ils avoient contracter mariage dont ils ont été relevé par la dispense du 26 dudit mois d'avril 1743 qui est demeurée jointe au présent registre...

    La consultation aux archives

    Les dispenses sont conservées aux archives en série G. Les ressources sont très variables suivant les départements. Parfois, leur consultation est subordonnée à l'autorisation de l'évêché.
    Dans le Puy-de-Dôme, elles sont classées par ordre alphabétique

    Les contrats de mariage


    Trois différences fondamentales entre les deux droits, coutumier et écrit, concernent les contrats de mariages et les testaments :
    - La communauté entre époux est de règle en droit coutumier ; elle est inconnue en droit écrit.
    - Le testament olographe est le plus valable en droit coutumier ; il est sans valeur en droit écrit.
    - L’objectif du testament en droit écrit est de désigner un héritier universel ; le droit coutumier partage également les biens entre les enfants.
    Par ailleurs, des ordonnances royales se sont superposées aux droits locaux.

    Contrats de mariage
    Le contrat de mariage d’'Ancien Régime est lié au mariage religieux et à son caractère sacramentel :
    - il ne prend effet qu’'après célébration du mariage,
    - il est totalement non modifiable dès la célébration du mariage et lié au caractère indissoluble de celui-ci,
    - dans les environnements où vivent des protestants, les notaires ajoutent de façon systématique « .. qui ont promis s’espouser en vray et indissoluble mariage ».

    Âge au mariage et consentement :
    Le mariage n'’est licite (et le contrat ne peut donc entrer en vigueur) que si la mariée a plus de 12 ans et le marié plus de 14 (âges de puberté). L'’âge de majorité est de 25 ans (parfois 30 ans pour le garçon), mais cela ne veut pas dire que homme ou femme majeur soit libre de contracter mariage au delà. Dans tous les cas, les parents vivants doivent avoir consenti. Pour les orphelins, c'’est le curateur qui donne ce consentement. A défaut, ce sera un aïeul ou un frère (ainé si possible). Quand la mère est seule mentionnée, c'’est que le chef de famille est décédé et que la mère est chargée de la curatelle, soit par testament, soit par jugement. Incidemment, les jugements de curatelle sont toujours d'’un très grand intérêt généalogique, car ils réunissent le conseil de famille autour du lieutenant de juge et d’un consul (mais la curatelle ne fait pas appel spécifiquement aux parrain et marraine). Se marier sans le consentement des parents est un cas de nullité du mariage pour les enfants mineurs ou d’exhérédation pour les majeurs. D’'où la pratique des représentations respectueuses : elles sont nécessaires pour empêcher l'’exhérédation.
    L'acte respectueux devait être notifié par deux notaires, ou un seul notaire assisté de deux témoins. En cas de refus de consentement des parents, la demande devait être renouvelée deux fois, de mois en mois, avant que le mariage ne puisse avoir lieu.

    En France, pour qu'un mariage sans consentement parental soit valable, il fallait :
    1) de 1556 au 19 septembre 1792, que les époux aient plus de vingt-cinq ans (excepté dans certaines provinces où les âges matrimoniaux étaient différents)
    2) du 20 septembre 1792 au 29 ventôse An XII, que l'époux et l'épouse aient chacun plus de vingt et un ans.
    3) du 30 ventôse An XII au 20 juin 1907, que l'époux ait plus de vingt cinq ans et l'épouse plus de vingt et un ans.
    4) du 21 juin 1907 au 4 juillet 1974, que l'époux et l'épouse aient chacun plus de vingt et un ans.
    5) et depuis le 5 juillet 1974, que l'époux et l'épouse aient chacun plus de dix huit ans.



    Les arbres généalogiques

    Au début de ses recherches, le généalogiste s'intéresse principalement à ses ascendants directs. Mais au fur et à mesure que vous avancez, vous cherchez également les frères et soeurs de vos ancêtres et tous leurs descendants. Il s'agit alors de généalogie descendante. Ce qui aboutit parfois à des cousinades...
    Il existe plusieurs types d'arbres généalogiques :
    Complet, tous les ascendants (ou descendants) d'une personne
    Agnatique, ne prend en compte que les hommes
    Cognatique, ne prend en compte que les femmes

    Il existe des arbres généalogiques vierges à remplir que vous pouvez acheter (de 4 à 13 générations). 4 à 5 générations pour un format A4. Au-dessus, on passe tout de suite à de plus grands formats pas faciles à ranger.
    Si vous utilisez un logiciel de généalogie, vous pourrez imprimer directement vos arbres généalogiques.

    Logiciels de généalogie

    Il existe plusieurs logiciels de généalogie, des gratuits et des payants. Pour ma part, j'utilise Heredis Pro depuis plus de vingt ans et j'en suis très contente. L'idéal est de les essayer pour voir celui que vous préférez à l'utilisation.

    Le logiciel vous permettra de saisir pour chaque personne :
    ses nom et prénom(s),
    ses dates de naissance, baptême, mariages, décès, inhumation, résidence, testaments, décorations...
    sa profession,
    une ou plusieurs photos
    des notes, l'intégralité de l'acte...
    Vous pouvez même intégrer la photo de l'acte

    Grâce au logiciel, vous pourrez éditer, des arbres (d'ascendance, descendance, mixte, de fratrie...), des listes ascendantes (complètes ou patronymiques), listes descendantes, listes d'actes à rechercher, des fiches individuelles ou familiales, des listes personnalisées... Vous pourrez également échanger vos données (au format Gedcom, compatible avec de nombreux logiciels). La plupart de ces logiciels ont maintenant une fonction de mise en ligne pour votre site Internet.

    aperçu Heredis8